Personnalités publiques…

De : Noam Chomsky, le célèbre intellectuel
A : Matt
2 novembre 2013 – 15:29

Sorry to hear about your mother. I hope that the end was peaceful — the most that we can hope for.

Noam Chomsky

De : Denis Robert, l’écrivain, peintre, réalisateur engagé
A : Matt
29 octobre 2013 – 10:44

On vit tous avec nos morts.
Celle d’une mère est un peu particulière.

Voilà un extrait d’un de mes livres (une affaire personnelle).

L’épreuve du lièvre
Flammarion – Une affaire personnelle – Littérature générale – 135 x 220 – 10/3/2008 – 17 : 42 – pages 77 – 78

Pour le biologiste Henri Laborit, les hommes sont des confluences, des réceptacles et des passeurs d’informations. « Notre chair peut partir, l’information demeure, véhiculée par la chair de ceux qui l’ont accueillie et la transmettent de génération en génération. Notre mort n’est-elle pas en définitive la mort des autres ? », s’interrogeait Henri Laborit avant de mourir lui-même. La mort renvoie à la douleur que nous ressentons quand un de nos proches disparaît et continue à hanter nos songes.
Chacun laisse la trace d’une énergie, d’une matière humaine. L’absence est une amputation. Des morts sont entrés en moi, ont squatté mon système nerveux. Je vis avec eux. J’ai intériorisé des gestes, des mots, des conseils, des engueulades, des attitudes. Si je disparais, je laisserais des traces supplémentaires à des proches ou à des lecteurs. C’est le privilège de l’écrivain.

DR

De : Michel Sitbon, éditeur engagé
A : Matt
29 octobre – 14:31

très sincères condoléances

ne l’aurais pas connue, mais ne doute pas que c’était une bien belle personne

car c’est bien la mère qui transmet la colère comme la douceur

ou cet équilibre de lucidité, de bonté et de colère maîtrisée, tempérée par la bonté, elle-même bornée par la colère

dit ou non dit

sans lequel la justice n’a simplement pas de sens

t’embrasse

michel

17 novembre 2013 – 14:56
Salut Matt,

t’excuser de quoi ? de l’impudicité ? c’est un courage au contraire d’une chose repprochable – et il n’y a pas que les Femen pour l’avoir abondamment prouvé

et d’ailleurs cette vieille méthode bourgeoise qui consiste à cacher ses peines, mettre son mouchoir dessus comme on dit, est simplement dégoûtante, et on ne risque, en la bousculant, que de ressusciter un peu de notre humanité perdue

quant à t’encourager à poursuivre ce joli journal d’un deuil, pourquoi pas, fais comme tu le sens bien sûr…

si c’est un conseil que tu cherches, un conseil d' »éditeur » dirons-nous, ou plus banalement de lecteur, je te suggérerais, si tu souhaites poursuivre cet exercice salutaire, de le nourrir de souvenirs, de choses que l’on sait d’elle, d’aider le lecteur qui ne l’a pas connue à comprendre de qui on parle là

très flatté d’apparaître en compagnie de Chomsky et Robert, deux notables bien plus notables que moi…

te salue affectueusement,

michel

Etc…

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