Transboréal

Je ne pourrai pas te parler en cette vie depuis l’espace. Le ciel porte ton image parfois. Tu aimais les tempêtes. La larme à les entendre en famille, si heureux et uniques en ce moment d’élévation. La science avance, et tu es déjà ailleurs, comme nous le serons à la suite. Un peu de volley toujours ici, quelques expos et bons restos au mieux. Tu aurais adoré continuer avec nous, en ce monde si dur et merveilleux à la fois. Je t’embrasse Maman, à te sentir influencer le temps ou les événements, si petites soient-elles ces vibrations de l’au delà. Les premiers voyages humains autour de la Terre étaient de ton époque. Espérons les prochains intergalactiques et trans-dimensionnels pour se retrouver autrement. Nous restons liés à jamais, de part le passé, nos êtres éparpillés, et l’immensité pour rêver. J’aimerais bien renaître à notre attachement affectif si essentiel comme universel, connectés d’un téléphone à des câlins maternels. Murakoze, ti amo. *

https://www.youtube.com/watch?v=Ye9U6DfU33g
(nullement binaire ni totalement naïf sur les pouvoirs qui commandent et bénéficient des recherches de ces aventuriers aux ordres)

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Channy trab’ time

Les autres derrière qui gueulaient, c’était juste insupportable. En mode Pedro Almodovar style, euh non narcos à la Pablo Escobar haha. Leur ai dit « chut ». Coup de pied au cul et hurlements en représailles. Une nana parisienne bourgeoise l’a joué atteinte à son intégrité et business. Sa copine sud américaine à la voix de boeuf à protéger. Les emmerde. Sacre de ma Maman, sa mémoire. Réel. Les moustachus ont continué de beugler comme des abrutis, sous dose, me nargant, vexés. Manque de bol pour eux, en communion avec l’au delà, et un temps passé.

Sigur

Mam’, tu réapparais à Rock en Seine, pourquoi c’est si fort.
Connect & l’au-delà.
Mais avec la mort, la souffrance.
Comme être écrasé sous terre.
Les salops, ils m’ont eu, et c’est de pire en pire.
Je savais qu’il se passerait un truc.
Elle part, elle part.
Il m’a achevé.
3 ans.
Mam’ me manque.
Ils m’ont détruit.


Sigur Rose – Rock en Seine 2016
http://bambuser.com/v/6434402
http://bambuser.com/v/6434404

 

Relativité

Victor me tend du fenouil pour le goûter. Davantage l’habitude de le faire en pot au feu. Mais même cru, c’est effectivement délicieux. J’enchaîne sur les vertus des amandes antioxydantes. Dans la foulée, il me sert des noisettes, et en vient à évoquer sa mère qui a un cancer du sein, à la cinquantaine. En phase de radiothérapie, sans certitudes de rémission. Cependant, il me montre l’image de l’espoir. Mais je lis aussitôt sa détresse, bien au delà de sa fraîcheur enthousiaste. Je le détend en évoquant ces femmes, souvent mûres, lors de mammographies qui se jouaient de ma jeunesse (alors en imagerie médicale), ou d’autres hurlant à la mort avec très peu de pression. L’ai surtout orienté vers l’esprit d’indépendance forgé d’expérience vis à vis des oncologues, sans pour autant désorienter à tout va les perspectives de salut thérapeutique. Interrompre des traitements bouscule le métabolisme, et rien ne sert d’épuiser ce qu’il reste de possible en coup de vent. Mais l’inertie culturelle et le business médical ont bien souvent le même résultat, fatal comme accéléré, avec de surcroît l’amertume et l’aigreur de n’avoir rien fait en liberté, face à sa conscience et ici l’amour maternel. Prend un panel de spécialistes concernés, et tu verras que plusieurs possibilités sont évoquées. Cherche au delà des stéréotypes familiaux et professionnels. L’impossible existe, pour autant accepte de te lancer lorsque les signes néfastes accumulés sont là. Fie toi à ton bon sens, et reprend la vie qui disparaît à mesure de cette condamnation pratique et stérile.

Bella vita *

L’intelligence, la vie, la liberté. Pas obtenu de sortir ma mère à l’air et au soleil, l’emmener contempler l’horizon, en ces ultimes mois particulièrement douloureux. Un océan de rêves, nullement enfermé dans le déni, redoublant d’amour, pragmatique et raisonnable, au mieux. Le combat face au staf’ médical (pas les petites mains essentiellement), à l’attentisme d’une partie de la famille, et violence très mal venue étaient déjà un abysse effroyable. Norma a tout capté, plus âgée pour s’envoler. Un road trip essentiel, prenant son destin en main, indépendante et éternelle. Je voudrais tellement que l’on nous sorte des hôpitaux et cliniques, de ce cloisonnement fatal et inutile, où les lits sont un business macabre, trop souvent – sujet tabou. Au delà de tant d’efforts par ailleurs pour sauver ce qu’il reste de possible, raviver la flamme. Une pensée pour tous nos semblables pris déjà par ce tourbillon tragique. Le temps presse de dépasser l’entendement, et cracher ses derniers souffles loin de la souffrance, capté par la nature, les éléments, la beauté du monde, un sourire, des larmes de coeurs, l’épuisement venant. Que les moyens soient donnés pour voyager, avec ses proches, découvrir l’infinie vivacité qu’il reste à exprimer, et partager.

https://fr.news.yahoo.com/etats-unis-90-ans-elle-refuse-chimiotherapie-offre-voyage-142129246.html