Archives pour la catégorie Souffrance

24 novembre 2013 – 21:23

Ce que ma mère a supporté, la mort de sa Maman, en son relatif jeune âge, à vif, je devrais être capable de le dépasser à mon tour vis à vis d’elle.

Entre courage et souffrance. Des ressources intérieures à puiser, pour aller de l’avant. Se retourner, avec les joies du passé.

Sans se laisser envahir par les abcès et migraines nocturnes, tous ces cauchemars telluriques répétés qui sentent finalement le soufre et la nervosité. Ni composer inutilement avec les tabous de l’âme, le tragique, alors possédé par l’absurde. Des écueils nombreux à atténuer progressivement.

Accepter également ces rires autour, innocents, qui perturbent un moment ma douleur, tels des gaz oxydants.

Gravir enfin ce but ultime, la compréhension de ce qui nous détermine. Centré sur la vie, le quotidien et une spiritualité renforcée.

Une sagesse donc, loin de l’aliénation à croire vide ce monde. Abandonnant les chimères, ou des rythmes superflus parfois éprouvés, et dont on est rapidement imprégné.

Surpassant ainsi les alizés croisées, comme une allégorie du lendemain. L’humilité toujours présente, et la soif d’apprendre, de créer encore vivement.

Pas d’interruption du sens à exister, se mouvoir ; et renaitre aux ténèbres maléfiques. Un sacerdoce nécessaire, car gonflé de cette angoisse à mourir aussi, à son tour.

Je veux me libérer, occuper moi-même mon être. Trouver le chemin d’un bonheur qui brillera jusque là haut, proche des contrées nouvelles que Maman traverse. Arborer cette joie qu’elle a tant rêvé pour moi.

J’embrasse la Terre et le ciel. Gagné par l’infini tic tac, le décompte suspendu à mes lèvres, à mon coeur trépidant.

D’aventures en voyages, de méditations en évolutions. Le soleil à contempler, venant me réchauffer, pour un avenir paisible et radieux.

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24 novembre 2013 – 16:37

Sur les lieux où l’on était passés avec Maman, lors de ses dernières visites à Paris (en compagnie de Papa bien sur). Jeu de Paume en tête, comme le café bar Sanseveria rue de Rivoli. Un tourbillon d’émotions à repenser à ces moments de joie, malgré la maladie. Maman combattant la fatigue, et le manque de souffle, accompagnée de sa bouteille d’oxygène. Nous savions le temps compté, savourant tout ce qu’il était encore possible de partager. Un condensé d’affect entre nous, déjà bien loin.

19 novembre 2013 – 14:10

Je déteste spéculer dans le vide, mais j’entends des éléments à charge vis à vis de la lutte contre le cancer, des critiques bienvenues, sur des constats à évaluer, et qui me mettent hors de moi depuis longtemps.

S’ils étaient pour certains véridiques, soyons prudents, ainsi vérifiés en totale indépendance et intégrité, par rapport au conglomérat de l’industrie des labo’ (pharmaceutiques, gestionnaires, politiques, statistiques, & médicaux), alliant très souvent, avec force et pouvoir, la cupidité et le consumérisme.

Aspect particulièrement flagrant et navrant, en ce qui concerne les principaux leaders de ce vaste marché, plus ou moins chimique, et surtout sans fin, du vivant.

Je me protège d’ailleurs d’une parano’ excessive envers ce milieu, avec comme éthique personnelle, et partagée, un minimum de recul et circonspection. On doit cela dit participer au savoir et demander des comptes.

Sans charlatanisme aucun, ni scepticisme forcené ou maladif. En considérant notamment que l’on peut se tromper, ci ou là, pour avancer, au mieux, ainsi en conséquences.

Et il sera donc temps d’y apporter enfin davantage d’éclaircissement, à ce vide de connaissances pertinentes, généralement, de tout un chacun(e), concernant les politiques médicales, de santé, et dérives adoptées ou non par nos représentants et/ou spécialistes ; si possible, sans flinguer sa vie.

Tout en considérant, oui, les efforts magnifiques, d’arrache pied fait par nombre de bonnes âmes, professionnelles ou non, face à ce fléau mortifère.

Phénomène réellement décuplé pour notre génération, et celles à venir (sans catastrophisme excessif, mais avec un minimum de lucidité), & les pollutions en augmentation exponentielle, les problèmes d’hygiènes et sécurité graves ainsi engendrés ;

– Tout comme les excès des nourritures et alimentations industrielles, imposées et généralisées particulièrement dans les habitudes et donc assiettes des « consommateurs » les plus pauvres, la majorité de nos semblables ;

– Les engrais toxiques divers, élevages et abattages non contrôlés « démocratiquement » ;

– Les expérimentations nucléaires, nourrissant pléthore de déchets radioactifs, a fortiori à très longues durées de vie létales ;

– De même avec la captation en vogue du gaz de schiste et ses conséquences désastreuses sur les nappes phréatiques ;

– Et toutes sortes d’exploitations minières plus classiques, sans normes explicites et responsables pour l’humain et l’environnement ;

– Les privatisations, au combien criminelles, des progrès techniques, médicaux, de santé, ou des traditions millénaires, pour les plus riches, brevetant le vivant & la nature.

Comme ce que fait par exemple la firme Monsanto, jouant avec les semences, modifiant la génétique sans respect de l’écosystème (de cette faune et flore si précieuse, de la biologie) ; en même temps qu’elle participe à la fabrication des pires poisons militaires (ainsi le napalm employé notamment au Vietnam, sur des populations affaiblies).

Donc tout ceci au dépend de la plupart d’entre nous, absents du pouvoir de décision, de ces conseils d’administrations de groupes sans foi ni loi ; etc…

Un mix’ explosif sur lequel il convient de réagir au plus vite et avec constance, tel que chacun(e) le peut, ou le fait depuis longtemps.

A la fois acteur et victime, notamment de la manipulation très pernicieuse de nos jours, celle de l’individualisation des principales responsabilités.

Elles sont bien plus financières et manufacturières en vérité, que l’absence de conscience d’êtres de plus en plus isolés, par cet ordre mondial néolibéral, et destructeur qui nous accable, et rompt les solidarités, sous prétexte de performance, exploits et excellence.

Un darwinisme nouveau, prenant les humains, leurs disponibilités intellectuelles, en très bas âge maintenant, car les formant à la réussite via la compétition ; poussant à la consanguinité des rapports, plutôt qu’à la mixité, et bloquant l’aventure, le naturel dans ce qu’il a de plus sein, de plus beau.

Nous y sommes particulièrement concernés, des cibles depuis l’école, jusqu’en entreprise, sur le marché du travail, salarié, de subordination, au coeur des lois même, liberticides et injustes, instaurées par les plus « méritants », avec l’énième alibi du productivisme, ou de la croissance soit disant bienfaitrice.

Ainsi, cette sélection est violente, assoiffée de digérer les âmes, universelles, en tirer la sève et un maximum de profits, dégradant les biens communs.

Enfin, elle ostracise les rapports, en rejetant à la pelle toute usure ou altérité, comme dans le prophétique film d’anticipation Le soleil vert, de mon enfance, une métaphore de ce qui vient de pire vers nous, progressivement.