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Brusque

La mort devant soi dans le metro. Une fille à terre, glaçant. La tête rasée de la chimio’, ses larmes en panique, les jambes tétanisées et tremblantes. Des proches pour l’accompagner, un agent attendant les secours également, le regard triste et conscient d’une fin de vie certaine, comme désabusé. Le feu de l’horizon se déploie, ce soir elle ne sera plus là.

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Regret

Pour moi les fleurs c’est trop tard, si ce ne sont celles de la nature. Fallait (moi) lui offrir le soleil en fin de vie, un deambulateur a minima. Pas réussi au milieu de tant de problematiques mal venues à l’imposer collectivement au monde médical.

Par contre dans le respect et remerciement evidemment de qui offre des fleurs, d’autant que c’est d’un amour et pensée(s) reliés entre la/les proches et Maman.

Channy trab’ time

Les autres derrière qui gueulaient, c’était juste insupportable. En mode Pedro Almodovar style, euh non narcos à la Pablo Escobar haha. Leur ai dit « chut ». Coup de pied au cul et hurlements en représailles. Une nana parisienne bourgeoise l’a joué atteinte à son intégrité et business. Sa copine sud américaine à la voix de boeuf à protéger. Les emmerde. Sacre de ma Maman, sa mémoire. Réel. Les moustachus ont continué de beugler comme des abrutis, sous dose, me nargant, vexés. Manque de bol pour eux, en communion avec l’au delà, et un temps passé.

Bella vita *

L’intelligence, la vie, la liberté. Pas obtenu de sortir ma mère à l’air et au soleil, l’emmener contempler l’horizon, en ces ultimes mois particulièrement douloureux. Un océan de rêves, nullement enfermé dans le déni, redoublant d’amour, pragmatique et raisonnable, au mieux. Le combat face au staf’ médical (pas les petites mains essentiellement), à l’attentisme d’une partie de la famille, et violence très mal venue étaient déjà un abysse effroyable. Norma a tout capté, plus âgée pour s’envoler. Un road trip essentiel, prenant son destin en main, indépendante et éternelle. Je voudrais tellement que l’on nous sorte des hôpitaux et cliniques, de ce cloisonnement fatal et inutile, où les lits sont un business macabre, trop souvent – sujet tabou. Au delà de tant d’efforts par ailleurs pour sauver ce qu’il reste de possible, raviver la flamme. Une pensée pour tous nos semblables pris déjà par ce tourbillon tragique. Le temps presse de dépasser l’entendement, et cracher ses derniers souffles loin de la souffrance, capté par la nature, les éléments, la beauté du monde, un sourire, des larmes de coeurs, l’épuisement venant. Que les moyens soient donnés pour voyager, avec ses proches, découvrir l’infinie vivacité qu’il reste à exprimer, et partager.

https://fr.news.yahoo.com/etats-unis-90-ans-elle-refuse-chimiotherapie-offre-voyage-142129246.html