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26 novembre 2013 – 00:20

J’ai d’un coup le souvenir de Papa à Angers, avec Maman, libre comme un enfant.

L’amour de mes parents, leur complicité, je l’ai particulièrement ressenti en cette promiscuité de camping, à dormir à trois dans la même pièce.

Mon père était presque à sauter sur le lit, amusé, et faisant rire Maman.

Un bon moment, oubliant les études et le temps qui passe.

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31 octobre 2013 – 22:01

Comme dans Voyage au bout de l’enfer, les personnes, de l’intime familial, disponibles et encore là (je voulais élargir ce premier cercle à quelques amis), revivent et partagent la tristesse, à la maison.

Avec quelques victuailles ci ou là, que j’ai plaisir aussi à amener, de la cuisine, la parole parfois éteinte.

Avant de chanter, tous ensemble, les plus tardifs, pour affronter la solitude et l’absence, ce départ de Maman.

C’est le moment de composer avec les conflits récents, comme anciens, les dépasser. Et trouver la force de rire un peu. Cette joie, avec les grands enfants maintenant, qui donne du sens à la vie, et que notre mère voulait pour nous.

Inquiet pour Papa, nous avons pris l’air ensemble, bravant le froid, sa respiration, car il est lui, isolé parfois, dans ce huis clos du couple défunt.

Le début de la torpeur, comme une libération d’après la maladie, longue et envahissante pour leurs liens.

31 octobre 2013 – 17:45

Explosé au moment de saluer les copains des parents. Une embrassade chaleureuse de Catherine, puis chacun(e). Tous les souvenirs remontés, d’un coup.

Comme ce mot « Pondicherry » lu par mon frère, devant l’assemblée, produisant un éclat intérieur, ce retour en arrière immédiat. Lorsque nous écrivions à mon ainé, Maman et moi, sur le Minitel, d’avant internet.

Monté alors près de lui, soutenir sa reprise cathartique, face aux sanglots communs, à revivre le passé, cette fois sans lendemains.

31 octobre 2013 – 10:08

Vu Roland. Lui ai exprimé mes regrets, comme ne pas avoir passé des périodes seul avec Maman, davantage, tout le long de nos vies ; ne pas avoir obtenu un fauteuil roulant, « plus tôt » (même si remarcher à un moment était encore préférable pour elle) …

29 octobre 2013 – 18:03

La moindre chose « pas bien » que l’on peut faire (venant de moi par exemple) est contrebalancée par le fait que ce qui est affronté est au combien difficile.

Et c’est surtout le moment d’être en paix, communier ensemble.

En phase a fortiori oui.