Archives pour la catégorie Avant

07 décembre 2013 – 15:51

Addict à la vie. Je fonce droit devant. Avant que tout ne disparaisse…

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31 octobre 2013 – 22:01

Comme dans Voyage au bout de l’enfer, les personnes, de l’intime familial, disponibles et encore là (je voulais élargir ce premier cercle à quelques amis), revivent et partagent la tristesse, à la maison.

Avec quelques victuailles ci ou là, que j’ai plaisir aussi à amener, de la cuisine, la parole parfois éteinte.

Avant de chanter, tous ensemble, les plus tardifs, pour affronter la solitude et l’absence, ce départ de Maman.

C’est le moment de composer avec les conflits récents, comme anciens, les dépasser. Et trouver la force de rire un peu. Cette joie, avec les grands enfants maintenant, qui donne du sens à la vie, et que notre mère voulait pour nous.

Inquiet pour Papa, nous avons pris l’air ensemble, bravant le froid, sa respiration, car il est lui, isolé parfois, dans ce huis clos du couple défunt.

Le début de la torpeur, comme une libération d’après la maladie, longue et envahissante pour leurs liens.

31 octobre 2013 – 18:30

La nuit tombée sur le cimetière. Une protection, finalement, à la vue de l’inhumation, trop brutale, d’expérience, surtout là, et déjà épuisé d’avoir tant pleuré.

La maison, ici, derrière les arbres, pas loin.

Des roses pour nous tous, amenées par ma belle soeur. La lumière des phares du corbillard, pour deviner où déposer ce dernier geste fleuri, avant la fin.

Penché, délicatement, comme pour allumer un cierge plus tôt, avec l’intime besoin d’arrêter le temps, le rendre non pas infini, mais s’y résoudre, communier avec l’au delà.

31 octobre 2013 – 17:45

Explosé au moment de saluer les copains des parents. Une embrassade chaleureuse de Catherine, puis chacun(e). Tous les souvenirs remontés, d’un coup.

Comme ce mot « Pondicherry » lu par mon frère, devant l’assemblée, produisant un éclat intérieur, ce retour en arrière immédiat. Lorsque nous écrivions à mon ainé, Maman et moi, sur le Minitel, d’avant internet.

Monté alors près de lui, soutenir sa reprise cathartique, face aux sanglots communs, à revivre le passé, cette fois sans lendemains.

31 octobre 2013 – 12:11

Tout à l’heure, j’ai ouvert le gilet orange pour qu’on voit Maman avec sa belle robe. Protégé les fleurs roses, avec un peu d’eau, avant de les remettre près d’elle.