Archives pour la catégorie Amour

Transboréal

Je ne pourrai pas te parler en cette vie depuis l’espace. Le ciel porte ton image parfois. Tu aimais les tempêtes. La larme à les entendre en famille, si heureux et uniques en ce moment d’élévation. La science avance, et tu es déjà ailleurs, comme nous le serons à la suite. Un peu de volley toujours ici, quelques expos et bons restos au mieux. Tu aurais adoré continuer avec nous, en ce monde si dur et merveilleux à la fois. Je t’embrasse Maman, à te sentir influencer le temps ou les événements, si petites soient-elles ces vibrations de l’au delà. Les premiers voyages humains autour de la Terre étaient de ton époque. Espérons les prochains intergalactiques et trans-dimensionnels pour se retrouver autrement. Nous restons liés à jamais, de part le passé, nos êtres éparpillés, et l’immensité pour rêver. J’aimerais bien renaître à notre attachement affectif si essentiel comme universel, connectés d’un téléphone à des câlins maternels. Murakoze, ti amo. *

https://www.youtube.com/watch?v=Ye9U6DfU33g
(nullement binaire ni totalement naïf sur les pouvoirs qui commandent et bénéficient des recherches de ces aventuriers aux ordres)

Publicités

26 novembre 2013 – 00:20

J’ai d’un coup le souvenir de Papa à Angers, avec Maman, libre comme un enfant.

L’amour de mes parents, leur complicité, je l’ai particulièrement ressenti en cette promiscuité de camping, à dormir à trois dans la même pièce.

Mon père était presque à sauter sur le lit, amusé, et faisant rire Maman.

Un bon moment, oubliant les études et le temps qui passe.

23 novembre 2013 – 23:19

A C’

– Oui, cela m’aide, rassure toi. Je t’en suis reconnaissant. Parfois même les mots coupés. Et le temps nécessaire pour assumer ces vérités universelles, partagées. De quoi s’ouvrir et communier plus largement encore.

– En confiance, la vie si précieuse, tournés vers l’au delà, et nos semblables. Une mystique personnelle, intégrée, sensible et source d’empathie à tout va.

– J’ai perçu cela de C’, « … une conscience accrue du côté éphémère des choses, une sensibilité exacerbée et un mal être générationnel« . Sans savoir d’où venait principalement ce trouble intérieur immense chez elle.

Car mêlé à votre énergie et votre joie si communicative, dissimulant généralement tel noeud profond, mais toujours prêt à exploser.

Je te remercie de cet aveu. Il rejoint mon vécu, assez bien. J’y suis donc particulièrement attentif.

– Je voulais des enfants déjà du temps de mon ex. C’est assez naturel chez moi, sans lien avec le temps qui passe, jusque là.

Maman, et R’ par ailleurs, involontairement, m’ont porté à angoisser de n’être point dans le timing idéal. Ce qui dépasse nos êtres, aucunement responsables. Juste pris, face au destin, tragique ou encore plein d’espoir.

– Il a fallu se battre, affronter l’abominable, calmer les esprits déroutés. Ce qui n’est pas sans conséquences.

Je ne savais comment taire à Maman, ces drames familiaux naissants, certes circonscrits à deux-trois proches, mais révélateurs de certaines de ses confidences (la perception réelle & déformée que B’ y a vu) ; comme ses liens avec son autre belle soeur, C’, elle …, au bord de mer, notamment. Papa ainsi accablé, à l’excès.

Un contexte complexe, que l’on retrouve dans beaucoup de familles, lorsque les vies se tendent, ou s’apprêtent à disparaitre. Et ceci malgré les joies partagées, des soins apportés, par ailleurs, ou d’intendance.

Dissiper ce brouillard obscur entourant l’histoire et le vécu face à la maladie, donc les effets autour de ma mère fut difficile. Une intensité à tenir, imposée, pour lutter convenablement.

Nous avions notre coeur à consacrer à Maman. Un blasphème, toutes ces menaces apparues d’un coup, révoltantes, en tel moment de concentration et recueillement.

L’oubli impossible, des conséquences à jamais, temporisant malgré tout, selon les subtilités et finesses à percevoir.

– J’embrasse la terre entière depuis bien longtemps. Ayant déjà eu quelques succès, je cherche d’autant plus à être bien avec moi même.

Te remerciant encore davantage, de ce lien entre nous, nourrit du passé, de l’intime, qui nous galvanise. Et inquiète, jusqu’à se tordre de douleur, toute sa vie durant.

Supplice commun au genre humain, avant que les affres trop lourdes de l’absence et de la perte nous quittent, pour de bon, sublimés par la beauté des éléments. Cet avenir devant nous, toujours, et l’amour éternel de nos parents.

Te bise fort,

Matt

22 novembre 2013 – 16:06

Le passé qui revient encore…

Cette apparition, comme dans le Grand bleu, nous emmène au fond de nous même. Amour impossible, éphémère, un point dans ma vie. Mais la flamme ne peut se tarir, éternelle.

Avocate, model, fine et sensuelle, du bout du monde, sportive et attentionnée, pour le bien de l’Humanité. Une étoile filante, moins perverse que la précédente ; elle réalisatrice branchée et folle, de feu Byzance.

Passion des corps, dévoré par ce regard, alors. Mystique alchimie, à sombrer de joie, immense. Des crépitements magiques et intenses.

Une explosion charnelle, mais sans véritables lendemains qui chantent. A crever de désespoir, faute de liberté, possible. Le rêve brisé, trop tôt. Euphorie évanescente.

Expression sirupeuse, ou simplement réelle, des sens et du coeur chaviré, à jamais.

22 novembre 2013 – 02:00

Souvenir du passé, résurgence divine, évocation intemporelle ou actuelle…

Des choses magnifiques se passent dans une vie parfois. Autant y être, quel que soit le feu qui se consume, et disparait malgré soi. Je suis tout là haut, à l’infini ce soir. Le temps m’appartient. J’ai rêvé des années ce bonheur là. Même impossible, cruel. L’au delà parle pour nous. Création divine, paroxysme du plaisir, union intemporelle, pour toujours, l’amour.

31 octobre 2013 – 15:45

Funérarium, les proches. Tant de choses passent dans ma tête. Quasi un coma, de l’esprit.

Nous voyons pour la dernière fois Maman. J’éclate en sanglots, chaque boulon posé sonne comme une prison à vie. Cet enfermement définitif nous fait tourner la page de notre amour partagé avec elle. Papa le vit mal aussi. Comme mon frère, et la famille autour…

Un mot laissé, et direction l’église, où nous allons saluer un à un tant de gens, à la mémoire de notre mère. Vivre cette cérémonie, la plus difficile, une épreuve.