Archives pour la catégorie A retenir

06 décembre 2013 – 15:20

Je devine la tombe, ce silence et le froid autour. La terre ou le sable pour te couvrir. Au dessus de ce sarcophage mystique et rigide. Tu n’es que corps, ici bas. Ton âme déjà bien loin. Cet envol pour masquer l’oubli, des cieux. Contemplant l’immensité réduite, humaine, et si fragile. Ne nous oublie pas. En toi…

04 décembre 2013 – 15:22

Ce titre en boucle, « une » Despe’ verde, et les catégories à gérer. Nuage de buée sur mon écran de vie. Je pense à toi Maman. A pisser mon amertume.

Le froid me prend. Des tremblements, brulé par le gel, et ce silence. Flancher ou rebondir. J’étouffe. Pourquoi le corps se transforme tant ! Grillés à force d’aimer, de vivre.

Supplier ton retour, pour rien. T’es injoignable, perdue là haut. Sans nous. Pourquoi ils t’ont fait ça ? Je vais te chercher, anéantir l’absence.

Succomber à ce deuil, cette peur, non. Accaparer mon être, surplomber la mort, te révéler de nouveau, là, maintenant, pour toujours, oui. Te veux vivante avec nous. Apaisés, ensemble, calmés et resplendissants sous le soleil couchant.

Un apéro’ distingué, avec deux trois carottes et du jambon, sur le capot de la Citroen. Oui, là bas, encore, en vacances, tous innocents, ou inconscients du temps qui passe.

C’était bon, une respiration. Je les traverse ces chemins, seul, rejoignant le monde, à flan de montagne, ou dans une vallée mystérieuse, jusqu’à tard. Sous ces immenses rochers, un road trip personnel, sans fin. Te cherchant désormais.

Songes d’une nuit d’hiver, presque l’été. Ou dévasté. Abreuvé de flutes siffleuses et pérégrinations impossibles. Tu viendras, dis moi. Tu seras de nouveau là… Je meurs avec toi !

La joie doit jaillir, une danse, évaporés dans l’immensité. Galvaniser l’effroi, le concentrer, pour interrompre ce trou noir immédiatement.

Une densité à atteindre. Se volatiliser sans douleur, balayant les tourments, une balade dans le ciel. Un vol éternel, oui, pour toujours.

Perchés au delà. Des myriades d’étoiles à contempler. Les poumons dégagés, un coeur pour remplacer les névroses, et nécroses. Le vent chasse les métastases. Je m’envole avec toi. Nous regagnons la naissance de l’immensité, entre deux clichés spirituels, inutiles.

Accomplissement du bonheur, découverte de la félicité divine. J’enrage ! Trop beau pour y croire. Encouragement à repartir, sans lamentations, juste avec nos âmes entremêlées.

Un épuisement funeste, le règne du pschitt universel. Vomissement posthume ou sacré, pas le tempo pour juger.

L’ingratitude du corps qui s’absente, nous laisse périr, abreuvés de fatigue, usés, et la tête pleine de troubles morbides. Adieu ! La bouche cramée, les yeux révulsés. Chut…

26 novembre 2013 – 18:16

A mon cousin adoré,

Donc voilà, comment va ta petite famille ? Votre enfant ? Ta femme ? Les nouvelles en ce sens me feront plaisir. ;)

Moi, ça caille un peu, et c’est les un mois du départ de Maman ce soir. Pas simple…

Je reçois C’G. vers 20h30, une cousine. D’ailleurs pas la seule avec ce prénom. Elle est du côté des G’, la fille de S’ (coiffeur et cousin maternel de ma mère). Te situe, comme tu as aussi pas mal de monde de ton côté. Y’a C’H. aussi des notres, la fille de mon oncle H’ (frère de Maman).

Là Caro’ G’ est sur Paris et j’ai l’écho depuis des années qu’elle s’intéresse à la mode, professionnellement. L’occasion de la rapprocher d’une très douce styliste. Lol ;)

Cela aurait fait plaisir à Maman. Elle m’en parlait à l’occasion. J’y songeais effectivement depuis longtemps.

De quoi moins gamberger en soirée. Papa lui est chez mon frère, là.

Gros bisou,

Matt

26 novembre 2013 – 00:20

J’ai d’un coup le souvenir de Papa à Angers, avec Maman, libre comme un enfant.

L’amour de mes parents, leur complicité, je l’ai particulièrement ressenti en cette promiscuité de camping, à dormir à trois dans la même pièce.

Mon père était presque à sauter sur le lit, amusé, et faisant rire Maman.

Un bon moment, oubliant les études et le temps qui passe.

25 novembre 2013 – 22:08

A’, R’,

J’espère que ça va de votre côté. Le deuil est difficile oui. Et je sais que la santé est précieuse. Donnez moi des nouvelles. Cela fera aussi vivre Maman à travers vous.

En plus de vous sentir toujours là, dans tout ce que vous représentez depuis toujours : le dynamisme, la culture, le partage et les échanges.

Oui, et il est important de laisser dire. Ainsi témoigner des problèmes qui se sont posés dans l’encadrement médical de Maman.

Ou à l’inverse, souligner l’infini bienveillance constatée ci ou là, comme certaines compétences non contestées.

D’ailleurs, nous l’avons déjà faite, cette mise au point, à la clinique, avec/via Papa notamment, sans s’étaler pour autant.

Ou bien encore récemment, lors d’un courrier de mon initiative, adressé au personnel, avec l’autorisation de mon frère et conseil de notre père.

Le temps fait son oeuvre effectivement, post-mortem. Suis rassuré de pouvoir compter sur vous, proches de Papa.

Il vous a comme voisins et ami(e)s. Une aide indéniable dans les moments d’infini tristesse, et de désespoir légitime.

Chacun(e) a des réactions incontrôlables, face à la perte de l’être cher. Le refuge social est le meilleur, accompagné d’une maitrise profonde, intérieure, domptant la douleur, au mieux.

Vous connaissez la plénitude, de l’âge, après la tempête et les marées noires. Une paix s’offre à nous, de nouveau, un jour ou l’autre. Cet espoir flirtant avec la ligne d’horizon. Nos âmes ainsi éternelles.

Maman brille, d’évocations joyeuses, en souvenirs mêmes futiles. De son infinie douceur à nous aimer, simplement. Le quotidien, banal ou imprégné par l’immensité.

De retour par chez vous, à l’occasion, sans même penser à Noël déjà, je vais avoir tant de plaisir (en contraste avec la peine inévitable), particulièrement à ne presque rien comprendre, comme toujours, aux assauts de jeux de mots, de toi R’.

Venus vraiment en rafale, et sans interruption, généralement. Tu n’as pas perdu la main, je crois.

De concert, je serai amusé du regard complice de toi A’, certainement usée par toutes ces devinettes lexicales échangées depuis vos premières fois (alors plus enthousiaste j’imagine, en ce domaine de nobles lettres).

Tiens tiens, une idée télescope mon esprit : un livre d’anthologie à créer serait une belle conclusion à cet art vivant, quelque peu espiègle, gentillement.

Au boulot donc, plutôt que de couper les troncs d’arbres cet hiver. …Elle est facile, oui. ;)

Gardez la pêche et à bientôt chers instit’ de ma jeunesse ; ex collègues au zénith de la carrière de Maman. Impérissables complicités enseignantes, en mémoire.

A conter sans la chute, ayant suffisamment d’intrigues et rebondissements taquins. Une fête, de la connaissance, de l’amitié, scolaire, et locale, imprégnée de ces vies mêlées.

Vous embrasse,

Matt

25 novembre 2013 – 20:23

La vie a changé pour moi et ma famille. Nous vivons une autre époque, un tournant. Pour autant, la mort est quasi irréelle. Il y a forcément un au-delà, à cette interruption absurde.

24 novembre 2013 – 21:23

Ce que ma mère a supporté, la mort de sa Maman, en son relatif jeune âge, à vif, je devrais être capable de le dépasser à mon tour vis à vis d’elle.

Entre courage et souffrance. Des ressources intérieures à puiser, pour aller de l’avant. Se retourner, avec les joies du passé.

Sans se laisser envahir par les abcès et migraines nocturnes, tous ces cauchemars telluriques répétés qui sentent finalement le soufre et la nervosité. Ni composer inutilement avec les tabous de l’âme, le tragique, alors possédé par l’absurde. Des écueils nombreux à atténuer progressivement.

Accepter également ces rires autour, innocents, qui perturbent un moment ma douleur, tels des gaz oxydants.

Gravir enfin ce but ultime, la compréhension de ce qui nous détermine. Centré sur la vie, le quotidien et une spiritualité renforcée.

Une sagesse donc, loin de l’aliénation à croire vide ce monde. Abandonnant les chimères, ou des rythmes superflus parfois éprouvés, et dont on est rapidement imprégné.

Surpassant ainsi les alizés croisées, comme une allégorie du lendemain. L’humilité toujours présente, et la soif d’apprendre, de créer encore vivement.

Pas d’interruption du sens à exister, se mouvoir ; et renaitre aux ténèbres maléfiques. Un sacerdoce nécessaire, car gonflé de cette angoisse à mourir aussi, à son tour.

Je veux me libérer, occuper moi-même mon être. Trouver le chemin d’un bonheur qui brillera jusque là haut, proche des contrées nouvelles que Maman traverse. Arborer cette joie qu’elle a tant rêvé pour moi.

J’embrasse la Terre et le ciel. Gagné par l’infini tic tac, le décompte suspendu à mes lèvres, à mon coeur trépidant.

D’aventures en voyages, de méditations en évolutions. Le soleil à contempler, venant me réchauffer, pour un avenir paisible et radieux.

24 novembre 2013 – 16:37

Sur les lieux où l’on était passés avec Maman, lors de ses dernières visites à Paris (en compagnie de Papa bien sur). Jeu de Paume en tête, comme le café bar Sanseveria rue de Rivoli. Un tourbillon d’émotions à repenser à ces moments de joie, malgré la maladie. Maman combattant la fatigue, et le manque de souffle, accompagnée de sa bouteille d’oxygène. Nous savions le temps compté, savourant tout ce qu’il était encore possible de partager. Un condensé d’affect entre nous, déjà bien loin.

22 novembre 2013 – 15:50

Depuis quelque temps, j’ai l’impression d’être en sursis, de faire des heures ou années supplémentaires, à la vie. Tant d’âmes ne sont déjà plus là.

Et Maman a accéléré le processus, en s’élevant à son tour. Une paroi fine nous relie, avant de passer de l’autre côté. Dans 40 ou 50 ans, si tout va bien…

Longue existence, à connaitre tant de choses, porté vers mille émotions, qu’il me sera impossible de partager avec toi, là haut, dans une autre dimension. Mais tu me vois certainement je pense…

22 novembre 2013 – 02:00

Souvenir du passé, résurgence divine, évocation intemporelle ou actuelle…

Des choses magnifiques se passent dans une vie parfois. Autant y être, quel que soit le feu qui se consume, et disparait malgré soi. Je suis tout là haut, à l’infini ce soir. Le temps m’appartient. J’ai rêvé des années ce bonheur là. Même impossible, cruel. L’au delà parle pour nous. Création divine, paroxysme du plaisir, union intemporelle, pour toujours, l’amour.