Archives mensuelles : décembre 2013

31 décembre 2013 – 20:47

Ce soir, c’est comme si l’on tournait une nouvelle fois la page de la vie de Maman. Pour mieux l’effacer, l’oublier. Amer destin de nous tous.

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27 décembre 2013 – 01:20

Une envie féroce d’y aller. Et puis cette appréhension. Comme dérangé, le pouvoir de bouger anesthésié.

Une retenue, me maintenant à distance, pour ne pas revivre, ne pas voir, l’effroi intemporel.

Se protéger de ce qui n’est pas elle, mais le sable et la terre sans vie. Les muscles contractés. La peine visible, ou enfouie.

Porté vers cet isolement absolu. Le silence, dans le froid, et la croix, de dos, finalement, là devant moi, en bois. Pour la première fois.

Un soleil évanouissant, derrière les arbres, pressé de se coucher. Trop vite.

Insensible, une muraille émotive, terriblement gênante, presque glacé. Le regard à l’oblique, vers une nouvelle sépulture très fleurie.

Elle était de 74, malade si jeune, enfants et mari eux aussi orphelins depuis peu.

Et la tombe en dessous indiquant les mêmes chiffres ou années, que Maman. Comme une répétition fatale.

Deux prochaines concessions à proximité, déjà réservées.

Un tour en ville, et la soirée avec C’D., ses deux fistons, M’D., également le papa prêt à partir travailler. Entre espièglerie ou bonheur de les retrouver.

A jouer avec les illuminations de Noël, se tourner gentiment en dérision, successivement.

25 décembre 2013 – 20:41

Pluie de larmes en épluchant les patates à midi, dans ta cuisine. Une mélancolie irrépressible, montant en moi. En ce sanctuaire évident, de ta vie. Nous aimions te voir partager tant de saveurs, le quotidien, ensemble.

Noël sans toi, pour la première fois. Et l’envie d’hurler ton absence, un retour impossible. Cette fin définitive, à ne plus comprendre la vie. Un trou noir permanent.

Puis le temps des cadeaux avec mes neveux, Papa, mon frère et ma belle soeur. Un repas chaleureux, à ressentir le présent. Nullement encombré ou triste, d’aimer, se lier, au contraire.

Quelques déguisements, amusés, tous ensemble ; et même le mal de crâne en fin de journée, suite au mélange entre vin blanc et rouge.

Une soirée à digérer, patiemment, petite sieste rapide, ou « ronflant » devant la télé.

25 décembre 2013 – 01:09

Vraiment très dur à vivre. Etre là. Sentir tout ce passé. Maman plus de ce monde.

On s’est occupé Papa et moi ce soir. Ce fut un bon moment. Et derrière, la douleur qui ressurgit. Implacable et définitive. Comme une aberration.

Pourquoi la mort ? Où allons nous ? Quel est le sens à tout cela ? Tant de questions depuis toujours, et qui se manifestent un peu plus crument, de façon essentielle, à l’infini. Aucun répit à cette souffrance.