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11 novembre 2013 – 17:16

Istanbul, je l’ai déjà fait. Et je veux voir le bonheur de Papa à y être. J’avais rêvé de cela pour eux, Maman/Papa. Comme Nyc, Koh Tao…

11 novembre 2013 – 17:00

Aux proches…

Bonjour,

Un petit clin d’oeil, sachant les un(e)s les autres pris par le travail, sa vie familiale, tant de choses…

Juste pour un geste, un mot, un partage… Savoir, venir vers vous…

Réciproquement.

Merci encore à vous, de votre entourage, et plus.

Papa hier au tel’ : « J’ai vu Vero’… Didier C’ m’a dit aussi qu’il est là, au cas où, toujours là, notamment si ça ne va pas, comme tous les copains… Je vois Marie-H’ et Bill bientôt… »

Je retranscris de mémoire. Grosso modo, c’est à peu près cela.

Papa m’a surtout dit que ça devient dur là, seul. Il est social, parle à beaucoup de monde. Mais les gens sont en couple, en famille. Et la semaine qui vient de passer a été particulièrement difficile pour lui.

N’hésitez pas à lui rendre visite, quand vous en avez le temps. Je sais que tels étaient vos mots déjà vers nous.

Le moment est venu, de ce signal, un peu, vers vous ; continuer à soutenir comme on peut Papa, en cette période où il réalise a fortiori le vide encore plus, laissé, Maman absente, plus jamais là.

On lui a proposé de s’aérer, venir nous voir, respectivement, mon frère et moi. Il en est heureux, et viendra.

De même, nous passerons chez lui, encore et encore. J’en ai besoin.

Papa s’est occupé du sable qui avec la pluie a un peu bougé au cimetière ; & des fleurs. Les pompes funèbres vont s’en occuper.

Une poubelle est à proximité, derrière l’arbre, dans l’allée, au dessus du drapeau national. Donc au coin, ce qui facilite, pour l’entretien, sans traverser toutes les tombes.

Je suis dans le deuil, y concentre mon énergie, sans trop m’y livrer en permanence. J’ai voulu avoir ce temps, naturel, pour l’essentiel. La vie continue.

Débordé d’émotions, comme dans le recueillement plus silencieux, à naviguer selon l’humeur, l’effroi, l’étrange, la vie si compliquée, ou les petits bonheurs et inattendus du hasard/providence.

J’espère que votre souffrance n’est pas trop forte. On est tous dévastés oui, même si soulagés que Maman n’ait plus à souffrir de la maladie.

5 ans de combat et plus, Papa s’occupant régulièrement des diarrhées, vomissements, ayant sauvé Maman qui s’étouffait parfois.

Tant de soins au quotidien, dans la douleur, menant au désespoir, mais avec Maman et Papa toujours, très souvent positifs, tournés vers la vie, l’humour, plein d’affection, de recul, de bienveillance, nous tous.

Des erreurs, humaines, des choix à faire, désemparés par moments. Le lot de telle issue, sans le pouvoir de rester en vie ; de ramener Maman à cette forme d’antan, ou même des derniers mois précédents, avec ces variations improbables, ou inespérées.

L’oncologue sans solutions, progressivement, en fin de vie, que de palier comme il pouvait à cette dégénérescence du corps, attaqué et menacé.

Je n’aime pas en parler, et c’est inutile désormais. Aucun besoin de se/vous replonger dans cet état de fait, que l’on a combattu, réfléchissant à d’autres traitements, une autre clinique… Le temps nous a manqué, lorsque tout s’est précipité. La maladie comme ennemi.

Une alerte, …, des éléments familiaux universels, bien des choses que vous connaissez, de part la perte d’un ou de proches déjà, près de vous.

Désormais, nous pouvons intervenir pour Papa là. Discrètement, sans « pitié » (je sais que ce n’est pas votre cas), pour « égailler » la vie, en cette période sombre, que nous affrontons toutes et tous.

J’envisage depuis quelque temps un voyage avec Papa et mon frère, sur 3-4 jours, vers Istanbul par exemple.

Sera venu le moment, peut-être dès février, de le financer, sans se ruiner.

Etre à trois, oui, cette fois. Des liens privilégiés, un espace à créer pour nous, selon l’agenda de chacun.

Une retraite à tourner vers l’avenir pour Papa. Le temps passe si vite… Sans jamais oublier Maman.

Elle veut notre bonheur, de là haut, avant de la rejoindre, au bout de nos vies à notre tour.

Longues années à pleurer Maman, et être dans la joie de tout ce qu’elle nous a donné. Cet amour…

Je n’ai pas réussi à faire court ici. Je pense avoir été simple. C’est ce que je ressens et comprend, vers vous.

Et si vous avez également besoin d’un petit rayon de lumière, de part votre propre vécu familial, ou autre, j’essaie d’être là aussi. Sans démonstration, juste avec le coeur.

Biz’ tendre à tous,

Matt