Archives quotidiennes :

5 novembre 2013 – 23:50

Ca, tu ne le verras pas non plus Maman… Ni un enfant de moi. Cela a failli se faire. C’est mon regret le plus fort, ce qui me blesse le plus. De ne pas avoir pu t’offrir, de moi, cette joie d’être grand mère. J’y ai pensé régulièrement les deux dernières années. Et c’était toujours une douleur, une inquiétude de n’être pas « précoce » pour cela.

Tu l’as eu avec Papa, de mon frère et sa femme. Leurs deux enfants sont magnifiques. J’en suis très heureux. Et cela a nourrit ton bonheur. On le sait.

5 novembre 2013 – 19:54

Maman, t’étais venue à Paris. On avait accompagné ta maladie. Comme tu la vivais dans ta chaire. Avec aplomb, épuisement parfois. Mais ne te plaignant pas. On aurait voulu que tu dises « je veux ça, et ça ». C’était rare, tes demandes. On a fait ce que l’on a pu. Tu n’as pas reçu assez de moi, peut être. Je voudrais reprendre, continuer…

5 novembre 2013 – 17:00

Notre pensée pour Maman.

Tous nos remerciements pour votre affection, cette vie là, artistique, au théâtre, que Maman aimait tant. Et pour laquelle elle a fait beaucoup avec vous.

Douée de son tempérament très doux et social, de sa chaleur humaine, de sa joie, de son humour, de son courage, faisant fuir un trac immense parfois ; comme son talent à mémoriser et interpréter, réinventer les textes, la vie.

Des oeuvres que Maman a ainsi su sublimer avec vous, à force de répétitions et jeu. Oui avec toi Patrick, si élégant, généreux ; Martine, toujours très joyeuse et courageuse, à l’unisson.

Didier évidemment, à la relève, Catherine, Véronique, Fabienne, Simone, Pascale toujours, j’en oublie…

Ainsi, successivement, comme avec Pigeon vole, Le Cimetière des éléphants, Commissaire Badouz, ces pièces et représentations restées emblématiques, quasi mythiques parfois, en notre mémoire et affect.

Cela pour tous les proches, famille, ami(e)s, collègues, barentinois, amoureux des planches, saltimbanques, confrères de la comédie, techniciens, intermittents, directeurs, responsables, administrés, comme Christian P’, très dévoué à la culture, les participants, enfants…

Celles et ceux qui dans l’ombre ont allumé la scène de leurs discrètes contributions. En aidant certaines lectures, en faisant la cuisine, en rangeant le matériel, en faisant le ménage, en gardant les lieux… Les soutiens affectifs oui, et l’admiration générale, unanime.

Même des bougons, des professionnels rigoureux, si exigeants et habitués aux termes de l’excellence.

Ici on s’amuse et on créé pour nos semblables, pour chacun(e) des curieux, pour redonner une lumière dans les coeurs, là où les usines brisent les dos et le moral parfois.

Quand une élite a besoin de s’ouvrir à l’humain, et la ville ainsi rassemblée est en fête. Jeunes et vieux, danseurs ou jongleurs, l’art en avant, solennels ou enjoués.

Maman, un peu, beaucoup, au milieu de la vie de sa cité, depuis l’enfance, le quartier Badin notamment, aimait les gens, spontanément. Elle a contribué à faire rayonner la mixité, et nourrir les talents.

Nombre de ses élèves ont pu notamment découvrir la tapisserie de Bayeux, et la livrer eux mêmes à leurs proches, en bravant le public, ainsi perchés dans le silence, cette attention, et en se grimant en personnages de l’Histoire.

Plus qu’un amusement, une passion, un don de soi. Maman a transmis son savoir, accompagné les envies des enfants, suscité milles choses qui resteront à jamais.

Les applaudissements, les sourires de toutes et tous raisonnent encore, pour longtemps, pour toujours, pour toi Maman.

N’hésitez pas à nous témoigner de ces moments passés en sa compagnie.

Les fou rires, comme les frustrations, les complicités multiples, et aventures humaines. Cette bienveillance partagée, ce naturel et esprit de troupe si particulier, jouissif.

Nous prévoyons un hommage culturel, et plus, auquel vous êtes et serez conviés.

Cela prend le temps d’être organisé, sans contraintes, mais avec l’unique bonheur de repenser à Maman si heureuse actrice.

Contactez moi, Matthieu, son deuxième fils, notamment, si vous voulez participer à l’élaboration de ce moment de communion vers Maman, son infinie intemporalité désormais, en nous ; ou en passant par les copines/copains du théâtre, le service culturel de la mairie de Barentin peut-être.

Paix à son âme…

T’aime infiniment Maman et pour toujours. A bientôt, après nos vies, que l’on rempli et remplira de ton amour et énergie, ce que tu nous as donné, tellement.

Tu es en moi, je suis avec toi, chaque instant, comme Papa et Guillaume, nos proches et ami(e)s… On t’aime toutes et tous.

Matt Matt

5 novembre 2013 – 03:18

A Didier du théâtre,

La photo est parfaite. Maman a aimé, je ne suis pas étonné. Ça lui correspond. Merci de ce rappel qui me touche.

Je souhaite que des passages de ses rôles interprétés soient joués par ses copines et camarades du théâtre ; avec aussi certainement le/un soutien des copains des parents qui ne rataient pas l’occasion d’incarner des personnages également.

Je vais essayer de relier également avec nous pour cet hommage « culturel » pour Maman, les ami(e)s des danses folkloriques, ex collègues de Maman, et la Fete de la Jeunesse, via Martine, Roland…

Christian peut nous aider aussi je pense, pour que cela se fasse au théâtre de Barentin, un horaire et date possible pour toutes et tous, au mieux.

Cela ne doit pas être un fardeau, un travail en plus pour chacun(e), mais bien nourrit des bonnes volontés et amour pour Maman. Elle a l’unanimité de toutes parts. C’est émouvant, solaire et encourageant.

On le savait. La douceur et chaleur de Maman resplendit de toutes parts.

N’hésites pas à me transmettre les passages des pièces de théâtres qu’elle a joué avec toi, les textes les plus emblématiques.

Egalement les contacts e-mail/téléphoniques des camarades du théâtre en ce sens.

Patrick a pensé à Pigeon vole, et le Cimetière des éléphants. Emblématiques, tout le monde me les rappelle.

Nous avions adoré l’engagement de Maman, ses heures à apprendre ses textes, les répétitions orales à la maison, et son jeu sur scène, fabuleux.

Patrick a eu une bonne inspiration aussi, en plus de ces extraits à jouer sous forme de medley tel que je l’ai aussitôt pensé (les miens ont dit : « super idée… »), … le fait de passer des enregistrements vidéos de Maman jouant sur scène. J’essaie de solliciter tout le monde pour les retrouver, en plus des photos.

Relier ces deux procédés est idéal.

Voilà grosso modo ce qui est imaginé, sans rendre cela complexe.

En te remerciant…