Archives quotidiennes :

20 octobre 2013 – 20:57

Ce soir, sous conseil de mon frère, j’ai rappelé Maman. Il venait de lui téléphoner, vers 20h : « Coucou ! J ai eu maman à l instant au tel. Elle a une bonne voix. Tu peux l appeler maintenant. Elle garde le téléphone ds les mains. Je t embrasse bizz. »

J’ai donc essayé. Le téléphone de Maman était décroché. L’accueil a demandé à ce qu’il soit posé sur son socle. Je devais attendre.

Assez laborieux. Maman a raccroché rapidement. Elle souffrait de parler. Déclenchait une touche qui faisait bip. Voix très faible. J’ai pas réussi à avoir un échange correct pour elle.

Un peu plus lucide ce soir, cela dit. Mais elle pousse des petits cris de douleur en parlant. J’ai pas pu savoir où elle a mal.

Maman m’a dit que ses jambes ne bougent plus. Et qu’elle voit du monde. Que c’est bien mais fatiguant.

J’essaierai les jours prochains, de l’appeler, à nouveau. Là, elle pensait que je venais demain à 17h. Je lui ai dit que j’allais venir d’ici peu.

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20 octobre 2013 – 18:23

Rien n’accroche. La Concorde, en feu. Tout s’évapore. Je crame sur place. Le flot incessant des touristes autour, de la vie, inaliénable, m’échappe, comme transparent. Une force imperceptible me fait quitter le sol.

Défile le tapis rouge. L’automne triste et maussade est venu trop vite. Tombent les feuilles mortes, sur mon coeur. Pesanteur des mots.

Les affres toutes puissantes emporteront ma mère. Et je dois m’y résoudre, à cet envol, irrémédiable, étourdissant. Au bout de tout, le fond, imparable.

Un effondrement, les digues qui explosent. La pierre, froide, elle, est toujours là.

Des femmes bourgeoises, indifférentes, marchent avec leur fille. Je n’ai plus ce luxe depuis longtemps.

J’aimerais voguer sur la Seine avec ma Maman. Les familles sont là, sur les chalutiers, bravant le temps libre dominical.